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Ardath's tears - Leviathan's Dream

Blog en construction

le 24/05/2008 à 18h14
Site en (re)construction

 

Bonjour, bonsoir, ornithorynque, poney ( selon l'heure et l'ethnie, je m'adapte.) ô toi internaute égaré . Ce site datant tout particulièrement, j'ai décidé de lui remettre un coup de jeune. Je garderais la plupart de mes anciens textes, aussi vieux et obsolètes soient-ils. Parcequ'ils me plaisent, tout simplement. Parcequ'ils sont souvenirs. Cependant, je pense le remplir à l'avenir avec un contenu plus axé Role-Play. Ou peut être encore avec tout et rien. Peut-être des critiques de jeux vidéos, d'anime, pourquoi pas. Sa vocation primaire était d'être un refuge pour mes divers textes-exutoires, ayant perdu trop souvent ceux en format papier. Et accessoirement, ce blog était là pour vous les présenter. Qu'ils vous plaisent ou nous, je vous invite à les critiquer, que ce soit positivement ou négativement, mon style étant bien loin d'être parfait.
 
J'ajouterais, en parenthèse, que je ne suis plus une adolescente trop rebelle de la vie d'la morkitu depuis quelques années déjà, et que je n'écris pas pour montrer à la toile "comme que la vie c'est trop naze olol plaignez moi et lach t comz' xDey' " (mouarf mes z'yeux saignent), mais dans un but purement personnel.
 
J'aimerais simplement toucher ce que l'on nomme Beauté... Si mes mots sont parfois crus, c'est qu'ils sont écrits avec mes tripes. Si je décris un univers sombre, c'est parceque j'ai su trouver l'inspiration dans la mélancolie.
Et si j'en vois un qui a oublié son cerveau à l'entrée, je ne manquerais pas de lui rappeler que ce sont des récits purement fictifs :p. Et de le priver de poney pendant une semaine.
 
 
"Ardath" est un concept tout droit sorti de mon imagination, et revêt moultes apparences: Ardath la gamine paumée, miroir de mes pensées passées... Ardath la vampirette timbrée dont je narre les aventures dans mes RP... Et d'autres naîtrons surement. Bien entendu, il s'agit accessoirement de mon pseudonyme, et non, il ne s'agit pas de mes diverses personnalités, ma santé mentale est tout à fait dans la moyenne il me semble, à peu de choses près =D.
 
 
Si vous avez tenu jusque là, vous pouvez bien bien jeter un oeil à la suite tant que vous y êtes! Héhé.
Merci et bonne visite ;)




- Pas de nouveaux textes pour le moment, ben voui c'est les partiels! Que du vieux qui sent bon le recyclé depuis un bout de temps. Et y'à la CSS à retaper. Mais tout le monde s'en fout =3 -

 


 

 ==> -Je songe à poster des RP pouvant contenir des allusions érotiques plus que flagrantes. De plus, beaucoup de mes textes ont une dimension sexuelle non-négligeable et un vocabulaire bien peu châtié. Je vous demanderais donc de ne pas être un enfant, ca serait gentil =D. Sinon, on va dire que je met un /!\ WARNING pas de -15ans /!\ sur ce blog. On est jamais trop prudent. Compris les mioches? Pedobear va venir vous tripoter si vous restez içi. Allez ouste! :p-  <==


 

La Beauté... Concept, vérité, illusion?

Ardath est pensive... Elle s'allonge sur sa couche, se regarde une fois de plus dans ce miroir vieillot au tain s'effaçant ça et là... Est-ce une malédiction? Un valeur avec plus ou moins de sens...

Non, non, non. Mais qu'est ce que c'est, la Beauté? Un complexe narcissisant, une folie, un idéal, une erreur?

Retournant des heures et des heures ces quelques poignées de pensées dans son cerveau malade, enrageant devant son incapacité à trouver des réponses, elle s'admire encore et encore...

"M'aime t'on? Et moi, petite fille idiote, est-ce que je m'aime? Enfin... suis-je digne d'être belle? Si seulement la Beauté existe..."


Silence radio.

...

...Petite sotte, si la Beauté était une réalité, elle se fanerait et plus de mythe éternel à narrer... Non, la Beauté n'est surement pas de ce monde...

"Mais alors... pourquoi..."

Un ramassis d'ego prétentieux, quelques personnes imbues d'elles même, comme toi petite sotte, et le mythe est né...
Mais... à tout bien y réfléchir, la Beauté se trouve peut-être en ce monde... Dans les frissons, les larmes et la nuit... Mais tout mortel la cherche encore et toujours... Sans but, sans récompense.

...

"Je veux l'avoir, cette Beauté, et je la posséderais. Je veux un monde de Magnificence, d'Espoir et de Ténèbres... Je veux qu'on m'aime, entends-tu! La souffrance, je la laisse aux autres. Je veux la Vie et la Beauté, la voir, faire corps avec Elle... N'être qu'être de grâce et de volupté, sombre et perdurant par delà les âges...
Pourquoi ne puis-je dont pas l'atteindre! Pourquoi suis-je vouée à me murer dans ma médiocrité et les regarder ramper à mes côtés?"

D'un accès de rage égotiste et d'immature frustration, Ardath brise encore une fois le miroir, fait virevolter ses éclats de part et autre de la pièce... Frappant encore et encore, réduisant à néant le malheureux objet de ses petits poings...

Vois, maintenant, vois... Comment vas-tu t'admirer, petite sotte...?
Vois, ce qu'est ton reflet. Vois ce que tu as fait de la Beauté. Poussière, néant, voilà ce qu'il est. Bassement matériel, positivement inconcevable, exterminé par le moindre caprice enfantin...

Elle regarde sa main ensanglantée, telle une enfant émerveillée, et darde un regard haineux sur les bris de verre...
Et elle pleure, doucement... Enfant réveillée par un cauchemar, esclave de sa propre folie...

La Beauté - Charles Baudelaire

le 22/06/2008 à 13h53
Je suis belle, Ô mortels! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris;
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études;

Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles:
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles!

        Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

Cris d'un coeur lassé.

le 23/08/2008 à 20h48

    Dans cette infâme solitude, tu ne peux que t'admirer, te haïr à force de t'aimer. Regarde donc ces lignes provocatrices, ce beau visage exsangue et obscène... L'aimes tu, petite pute?
    Sois donc fossoyeur de ta propre âme, spectatrice de ta décadence.
Peux tu aller plus loin, encore et encore, t'enfoncer dans les méandres de ton coeur gâté par l'envie?


    Où est-elle, l'innocence que tu caches sous ton égoïsme, qu'as-tu fait de ton âme, petite fille? Vendue pour une poignée de plaisirs, au diable la vie, à toi l'Enfer...


    Mais tu vis, demoiselle, sous tes larmes tu vis. La solitude n'est que prétexte au laisser-aller; cesse donc d'être cette poupée qui te dégoûte tant, la chienne qui bouffe ses tripes en les offrant à qui veut, cesse de te détruire en te voilant de ténèbres.

    Tu voudrais qu'il te prenne ton corps d'enfant, ton esprit en charpie, tu voudrais le laisser pourrir ton coeur un peu plus...
Les souvenirs, les sensations, le mal-être et la jouissance mêlés, murés dans ton silence, rongeant, dévorant, ravageant.
    C'est toi qu'ils détruisent pauvre sotte! Tu ne sais si tu dois aimer ou haïr, tu ne sais si le monstre abhorré en toi te tueras, ou s'il n'est que le reflet des cris d'un coeur à la recherche d'une innocence perdue.


Tu ne veux plus voir, plus entendre. Enferme toi, mure toi plus profond encore. Laisse le baiser un corps sans vie, planter son dard dans une âme déjà inerte.
Le culte des guenilles, l'amour de la déchéance, une non-vie aveugle dans un corps souillé.

Crache tes tripes, petite fille. Haïs le, haïs toi, mais garde toi bien de crier.

Enjoy the abuse - Combichrist

le 05/09/2008 à 17h18



Enjoy the abuse

Enjoy

Next time you open your mouth
I'll put my fist down your throat
So deep you cannot swallow
I'll make your body hollow

You will enjoy the abuse
Cause you've got nothing to lose
I swear I'll fistfuck your brain
Until I'm smiling again

(Everybody hates you)

Enjoy the abuse (x3)
Enjoy


Next time your down on your knees
And you're expecting a slap
It might be me in that mask
And I just might have a bat

Enjoy the abuse
Enjoy

Enjoy the abuse
Enjoy (x5)

Next time you open your mouth
I'll put my fist down your throat
So deep you cannot swallow
I'll make your body hollow

You will enjoy the abuse
Cause you've got nothing to lose
I swear I'll fistfuck your brain
Until I'm smiling again

Enjoy the abuse, enjoy (x3)
Enjoy
Une petite parenthèse pour les amateurs de Role Play: J'aimerais vous présenter un forum fort sympathique, où l'on peut incarner au choix un vampire, un lycan ou un humain. En bonus, vous avez droit à la fiche de présentation de mon personnage principale, une petite vampirette complètement barrée ;)
Le lien: http://vampire-rpg.forumactif.com/


Nom : Metzgermeister
Prénom : Ardath
Age ( apparent ) : 22
Sexe : Féminin
Préférence sexuelle : En général portée sur les femmes.

Armes : Ardath excelle aux armes de jet, sa petite préférée étant sa francisque. Elle possède aussi deux dagues en cas de combat au corps à corps.

Description des armes :
Francisque:
Cette hache de jet ressemble, dit-on, aux haches des Vikings. Ardath l'a dégottée dans une armurerie tenue par un ami de confiance (quoiqu'un peu louche...), et ne s'en sépare jamais. L'origine de l'arme reste inconnue. Elle est de facture simple, possédant une lame unique incurvée et un manche en bois sobrement sculpté de motifs arabesques. Ardath, bien que peu superstitieuse en temps normal, reste persuadée que ces symboles apportent une quelconque protection, son arme lui ayant sauvé la vie bien des fois.
La francisque peut être aussi utilisée en corps à corps, mais pour ce faire elle préfère utiliser ses dagues.



Dagues:
Ardath n'aimant pas les fioritures, ces deux dagues restent bien simples, tout en gardant esthétisme et efficacité. Elle ne combat au corps à corps qu'en dernier recours, ce qui pourtant arrive plus souvent qu'elle ne l'aimerait. Ces dagues courtes, plus redoutables qu'elles n'y paraissent, sont fichées dans chacunes de ses bottes, tenues par une sangle. Elle les manie avec moins de dexterité que les armes de jet.

Ardath utilise parfois un Arc, en de rares occasions. Plutôt douée avec cette arme, elle n'en transporte pourtant jamais, jugeant cette dernière par trop encombrante.


Pouvoir : Empathie.

Description du pouvoir : Elle maîtrise bien mal ce pouvoir, qui de plus lui est très peu utile en combat. Au contact d'une personne, toutes ses émotions présentes, voire passées si elles sont assez fortes, sont déversées en l'âme d'Ardath. Elle le voyait comme un handicap, une sorte de malediction depuis toute jeune; Mais récemment, elle a appris à le maîtriser un tant soit peu, et ne se sent plus obligée de fuir le contact d'autrui. Dans peu de temps, elle sera assez expérimentée pour s'en servir à ses fins.


Description physique du personnage : Du haut de ses 1m75 pour 50kg, Ardath fait figure de bien faible demoiselle. Détrompez-vous, il n'en est rien. Malgré la paleur de sa peau, elle sait faire preuve d'une vigueur particulière, qui surprend parfois ses ennemis. Cheveux violets, yeux girs clairs, traits fins et harmonieux, dessinants pourtant un visage en apparence froid et dur.
Elle aime se mettre en valeur par ses vêtements, et opte souvent pour des habits moulants, en cuir ou en vinyl selon ses humeurs.
La plupart du temps en noir, elle rajoute parfois des touches de couleurs... sombres. Sur son pantalon près du corps, elle fixe solidement sa francisque par deux sangles attachées autour de sa cuisse, prolongées par un fourreau en cuir. Dans ses bottes montantes, elle cache ses deux dagues.
Elle affectionne les corsets, bien qu'ils soient peu pratiques pour le combat. Dans la bataille, elle porte uniquement une brassière pour être à l'aise, et son sempiternel long manteau élimé ca et la. Le cuir n'est pas là que pour des raisons esthétiques: bien qu'elle en soit folle, il apporte aussi une protection meilleure qu'un simple tissu.
Elle porte aussi toutes sortes de bijoux: bon nombre de bracelets sur les deux bras, tour de cou, pendentifs en argent, et un piercing au labbré.

Description mentale du personnage :

Malgré ses apparences froides, Ardath est une femme particulièrement sensible et sociable, caractéristiques souvent exacerbées par son don d'empathie. Elle est aussi de nature très angoissée, et pour cela fume énormément. Par ailleurs, vous verrez presque toujours une cigarette fichée entre ses lèvres minces.
Elle est l'exact contraire de son frère Kaine.

Son plus gros défaut reste le narcissisme. Elle se sait belle et n'en est pas peu fière. Cependant, elle évite de le montrer en public. Manipulatrice, elle aime jouer avec les gens. Mais seule ceux qui la connaissent vraiment sont au courant de cette facette: elle se garde bien de laisser les autres voir dans son jeu.
Elle est aussi très capricieuse et sait être plutôt égocentrique.
Par ailleurs, elle déteste elle même ces traits de caractère, et s'efforce de ne pas les laisser ressortir. Souvent sans succès, cela dit en passant.

Séduisante et séductrice, elle a parfois du mal à ne pas sauter sur la première belle créature venue, quelque soit son sexe (bien qu'elle ait une légère préférence pour les femmes...). Voilà qui traduit son immaturité latente...

Son état psychiatrique laisse à désirer. En effet, elle a tendance à rentrer dans une sorte de "transe", cela surtout lorsqu'elle était humaine. Lors de cet état second, elle massacre toute vie détectée dans les parages, parfois se blessant elle-même, pour ensuite tomber dans une léthargie la plus totale. La violence de ces crises varie, et peut simplement se traduire par une perte de connaissance.
L'origine de ces désagréments n'a jamais été établie: on la prit pour schizophrène aigüe, mais Ardath pense à un revers psychiatrique dû à son don d'empathie.
Heureusement, ses pouvoirs vampiriques ont pour effet de l'aider à maîtriser ces crises.
Ces accès de violence incontrolables lui valurent le doux nom de "Metzgermeister": la maître boucher.

Histoire du personnage :

Née en à Dresden en 1540 d'une mère noble française, Anne-Marie de Chatressac, Ardath fut élevée par une nourrice allemande. Sa mère, qui refusa de la garder en raison de "l'aura maléfique" qu'elle ressentait à l'approche du bébé, et l'incroyable sensation de peur qu'elle lui procurait, rentra en France peu après l'accouchement.
En 1544, on apprit à la jeune Ardath qu'elle avait une riche famille, qui vivait à l'étranger, ainsi qu'un petit frère né il y a un an à peine. L'enfant ne comprit pas grand chose à ces propos, mais elle accepta de rejoindre ces inconnus qui se prétendaient sa famille. En réalité, sa mère était tant rongée par la culpabilité qu'elle voulut faire revenir sa fille à ses côté, pensant racheter l'abandon de sa propre enfant.
Pour la petite, tout cela ne changeait pas grand chose. Elle avait grandit seule face à elle même, ne portant qu'une indifférence totale à ceux qui voulaient l'aimer. Le concept même de "père" et "mère" lui échappait totalement.

Arrivée au domaine de Chatressac, elle fit connaissance avec le-dit frère, le petit Julius. Sa mère avait tout oublié de ses angoisses passées, et était émerveillée devant l'adorable petite fille qui avait grandit si loin de ses yeux. Tous ces gens qui la prenaient dans ses bras en la cajôlant et la complimentant l'interessaient bien peu, peu importait qu'il se nomment "mère" ou "père"... Ils n'étaient qu'étrangers. Ce petit être en revanche... Gesticulant, balbutiant dans un couffin...
"Petit-frère, nous allons nous aimer!"

Les deux enfants grandirent, ensemble. Pourtant, Ardath sentait toujours une indicible peur qui émanait de son frère...
Comment pouvait-il la repousser, elle qui l'aimait tant?

Le petit fêta ses six printemps quand Ardath était dans sa neuvième année.
"Julius, julius, vient jouer!"
... Pas de réponse autre qu'une volonté profonde de se cacher dans les jupes de sa mère...
Du regard effarouché de l'enfant perca quelquechose...
"Va t'en... Monstre!"
Une colère montante. Un sentiment incontrolâble. Une profonde, profonde tristesse. Puis les ténèbres soudaines...

Ardath s'éveilla devant un chateau en flammes. Celui de sa famille, semblait-il... 1849. Le domaine de Chatressac réduit en cendres pour une raison mysterieuse. Mais la petite fille savait. C'était elle...
La majorité des domestiques et son père périrent. Son frère, elle le vut subrepticement s'enfuir avec sa nourrice. Sa mère se tenait là, devant elle...

Même année. Ardath et sa mère se sont installées à Berlin, la ville natale d'Anne-Marie.
Ardath grandit, jusqu'à ce que lors d'une crise particulièrement violente elle ne blesse sa mère et soit internée pour schizophrénie aigüe. Elle avait alors onze ans...

La vie dans cet asile était certainement horrible. Elle n'en a aucun souvenirs. Le plus ancien après cette periode d'immondices... Une pièce blanche, une lumière vacillante. Un individu qui se penche sur elle... Lui fait des choses que seul les adultes devraient faire... Une douleur aigüe au cou... Le noir à nouveau.
Elle était dehors, enfin. Ah... la clarté de la lune sur ses joues... Et... cette envie incongrue... Cette envie de sang...
L'hiver de ses douze ans, Ardath sombra dans les ténèbres. Elle devint non-morte. Etonnement, elle continua de grandir, jusqu'à prendre l'apparence d'une belle jeune femme de vingt-deux ans.

Durant les décennies qui suivirent, elle n'eut plus qu'une idée en tête: trouver son frère adoré. Elle suivit sa trace partout ou elle le put, erra sans but tant de fois, versa des litres de sang. Pour se retrouver 200 ans plus tard, au fin fond du Japon, à traquer ce "Kaine Kichigai". Pourquoi se faisait-il appeler ainsi, cela lui échappait.

Ce jeune homme au regard calme et posé... C'était bien lui. Ces mêmes yeux. Et cette même expression ô combien effrayée quand elle le retrouva. Il était accompagné d'un vieillard qui posait sur lui un regard tendre et paternel.
Elle sonda ses émotions... Alors, lui aussi était vampire. Bien.
Nous pourrons être ensemble, pour l'éternité.

A sa plus grande surprise, il refusa catégoriquement de la rejoindre dans les ténèbres. Qu'importait la raison, qu'importait sa volonté. Il n'avait pas le droit de la trahir à nouveau!
"Julius... Encore une fois tu m'inflige cette torture... Encore une fois tu me rejettes... N'es-tu donc qu'une carcasse dépourvue de coeur? Tu ressent pourtant de la peur, en ma présence, mais de l'amour... ne pourrais tu pas m'aimer?!"
Encore une fois ce voile de ténèbres s'annoncant... Malgré sa résistance... Elle ne voulait pas sombrer dans la folie, pas même une seconde... La douleur vrillait son coeur, détruisant sa résistance mentale. Elle se laissa couler malgré elle dans cet état second...

Retour à la réalité. Un corps en charpie, celui de ce vieillard... Qu'avait-elle encore fait... Elle se souvint de quelques paroles, sa voix... Pourtant, ce n'était pas elle qui parlait, cela ne pouvait pas...
"Vois, Julius, vois ta punition dans l'agonie de cet homme!"
Non...
Elle se devait de le retrouver.



[En haut, mon avatar =)]

Monopost - Rage Ab Ovo

le 24/05/2011 à 02h54

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Je vous sers ici un monopost que j'avais écrit pour vampire-rpg, forum maintenant plus ou moins décédé. Mes autres RP ayant été effacés par un abruti un gentil modérateur ayant décidé d'anihiler les posts un peu trop anciens, c'est le seul qu'il me reste sur Ardath la vampire dans ce background. J'aime bien cette perso, je la ferait peut-être revenir si l'envie m'en prend ^^.  L'image est un vague croquis d'Ilyana que j'ai réalisé en 2009 ou début 2010, pendant un cours un peu trop ennuyeux. (Fallait s'occuper en médecine...)

*

C'est assez long, le mise en place est peu-être un peu lourde et trop lente. En fait, le début est carrément chiant.Tant pis. Je l'ai trop travaillée, voulant rendre une ambiance tour à tour fraîche et oppressante... La suite, a partir de la deuxième partie, est venue plus naturellement, et perd son côté lourdingue. (Evidemment, pour la scène hentai... Perv' spotted.) Pour ceux qui ne suivent pas, -tout le monde sauf moi, en somme...- il s'agit de la seconde rencontre entre Ardath et celle qui lui infligea l'errance, Ilyana....  Elles ne se sont pas vues depuis l'incident à l'asile, lors de la transformation d'Ardath et vont avoir droit à de rafraîchissantes retrouvailles =D.

/!\ Warning ! Hentai scene! (ca reste plus que très soft, mais bon...) /!\

 

***

 

Mon amour, la vie est d'un ennui... Même avec toi, mon âme, mon jouet, je ne sais m'amuser... Ce cœur froid m'horripile, ce corps souillé m'abhorre... Que faire, mon ego bien-aimé, que faire...

Ardath déambulait sous les grands saules pleureurs, sans but ni raison, comme à son habitude. Elle méprisait toute cette vie suintante de chaque particules du paysage, et pourtant un rien l'émerveillait. Voilà ce qu'elle était: un ramassis de paradoxes... Elle ne s'étonnait plus de ne savoir être heureuse. Pas après pas, elle s'enfonçait progressivement dans une mélasse de pensées égarées. Malsaines, violentes, morbides...

Son âme caressait les méandres de la folie, tentaculaire poison qui la dardait sans relâche, pas de répit, pas de repos... Une non-vie aveugle dans un corps souillé.

Ce déluge de douleur interne la ravissait: se retrouver face à elle-même, le grand amour de sa vie, son seul soutien... Elle même... Son gouffre infini, sa perte certaine et inéluctable... Une acide jouissance à jamais inégalée...
Longeant le sombre lac, elle laissait son esprit divaguer, sans contrôler la moindre de ses pensées. Dans ces moments de quasi-absence, elle se sentait bien. Entière.
Dans cet état, la crainte de se laisser aller à une nouvelle transe lui semblait ridicule et obsolète, un point sur l'horizon que l'on oublie rien qu'en détournant le regard, la toile d'un souvenir effacé sur un mur craquelé...

Dissipant son brouillard intérieur le temps de s'allumer une cigarette, elle pris conscience de la magie du tableau qui s'offrait à elle.

La lune baignait le lac et la cime des conifères alentours d'une lumière doucereuse, exacerbant les ombres et les reflets de l'eau. De ces contrastes noyés dans la clarté diaphane ressortaient une présence on ne peut plus forte, comme si une conscience se cachait à l'intérieur... Une alchimie de sentiments et d'images inexplicables.

Ardath, assise sur un rocher rencontré en chemin, était elle-même étonnée qu'un paysage nocturne puisse l'apaiser et la troubler à ce point. Elle, la poupée aux grands airs lassée de tout... L'atmosphère si calme et coulante la berçait, le seul son audible pour l'oreille humaine était celui de son souffle et le crépitement de sa cigarette.

Est-ce cela, la paix intérieure...?

Elle le savait mieux que quiconque: ces mots ne lui seraient jamais accordés. Sa condition l'en empêchait. Devenir un être de beauté et de paradoxe vous scellait à jamais hors de portée de la paix de l'âme... Cependant, ce silence l'apaisait, tel le bonheur qu'elle s'était promis, des éons auparavant... Une illusion soit éphémère, mais d'un agréable qu'elle n'avait que rarement ressenti...

Agréable et reposant... Le silence... Qui berce...
... Doucement...
Qui m'entoure...
Mauvais...
Oppressant...Angoissant... Malsain, sanglant, repoussant, honteux, écœurant, violent, fatal!

Que...?

Ardath ouvrit les yeux, la tête contre le sol, une légère douleur émanant de la commotion apparue sur son front. Elle venait de tomber de son perchoir de roc.

Qu'est ce que c'était... A l'instant?


La présence... La présence qu'elle pensait issue de l'atmosphère onirique... Elle était malfaisante, perverse et sadique!

Elle te veux du mal, mon amour, fuis, la voilà! Le monstre! C'est elle, la Sans-visage! Celle qui est en toi, en moi!
Tais-toi donc... Calme toi... Ce n'est rien... Mon imagination, un malaise, rien, m'entends-tu!

Prostrée sur le sol derrière le rocher, la vampire était comme paralysée, les larmes coulant d'elle même, une atroce douleur la déchirant de part en part sans qu'elle en connaisse la raison. Qu'était-ce donc...Que cette présence démoniaque? Elle donnait une impression familière... La... Les Ténèbres même... Qui l'enveloppaient continuellement... Elles la dévoraient, pauvre petite fille rongée par la souillure, incapable de lutter... Elles s'agitaient en son coeur, lui broyait l'âme en sa plus profonde forme...
Ne pouvant résister à la tornade qui la dévastait sans pitié, sans lui laisser de retranchement possible, la jeune femme se laissa tomber doucement dans l'inconscience... Elle n'eût point le temps de sentir le heurt contre le sol froid et hostile qu'elle était déjà dans un état de semi coma.

 




Ardath reprit progressivement conscience, comme miraculeusement apaisée. Après la violence de ce choc d’origine inconnue, elle se sentait planer, un salut inattendu. Si elle avait été humaine, elle se serait crue morte. Mais il en fallait bien plus pour mettre fin à ses jours...

Elle n'osait ouvrir les yeux. Sa tête reposait sur une surface douce, élastique... Son esprit était encore embrouillé et ses sens ne lui étaient pratiquement d'aucune utilité. Elle espérait ne pas avoir subi de dommages physiques, sans
pourtant avoir la force de tester l'état de ses membres et de son
corps.

Quelques instants plus tard, ou peut-être quelques heures, elle tenta un mouvement. Sa conscience du temps était considérablement altérée...

-Te voilà réveillée, ma douce... Ne bouge pas trop. Ton corps a réagi avant ton esprit et a prévenu le danger... N'espère pas ne pas avoir de séquelles. On ne joue pas avec sa conscience de la sorte sans conséquences, ma jolie...

Cette voix... Cette maudite voix... Pourquoi...


Ardath ne paniquait pourtant pas. Elle se sentait bien, étrangement bien...
Elle avait fini par reconnaître l'horrible présence, malgré ses précautions pour cacher cette douloureuse vérité à son cœur...

-Ne t'en fais pas, j'ai légèrement modifié tes perceptions... Je ne voulais pas que tu meures de ta folie à mon approche... Tu devrais m'être reconnaissante, mon enfant!


Les mains de la jeune vampire explorèrent l'endroit ou elle gisait. Sa tête reposaient sur un pantalon de cuir. Les cuisses de sa compagne détestée étaient confortables...
Elle ouvrit les yeux sur un visage magnifique, encore plus attirant que ses propres traits impurs.
Malgré l'impression d'éternité et de force qui se dégageaient de la femme, les stigmates du temps n'avaient eu aucun effet sur sa beauté inhumaine.

-Te voilà presque pleinement réveillée... Je suppose que tu ne m'as jamais oubliée, Ardath. Ne penses même pas à tenter de me tuer, tu es bien trop faible et tu en es consciente.
-...
-Je sens une haine particulière dans ton regard, ma belle. M'en veux-tu donc pour t'avoir ouvert la porte du monde des ténèbres? Toutes ces magnificences, le luxe de la longévité, le pouvoir...

La vampire ne pouvais répondre. Ses yeux étaient plongés dans ceux de son aînée. Son envie de la réduire en bouillie s'était soudainement muée en chaleur... Intense, elle sentait son corps brûler en tout point. Elle voulait être désirée, elle voulait...

-Mais que...!
-Ne prend pas cet air étonné. Peut-être le sais tu déjà, mais je possède les même pouvoirs que toi. A bien plus haut niveau, cela va de soi...
Tu as bien grandi. Tu es es encore plus attirante qu'à l'époque de notre rencontre devant cet asile, le sais tu?
J'ai des choses à t'apprendre, cependant... J'aimerais jouer avec toi avant tout...


La femme afficha un sourire sadique, battant de loin celui d'Ardath...
Elle continuait d'être en feu contre sa volonté, de désirer cette personne qu'elle voulait détruire plus que quiconque au monde. Elle gémissait et tremblait, pour le plus grand plaisir de sa compagne... Elle voulait se sentir humiliée, hurler, souffrir de cet affront, mais une force qu'elle ne pouvait contrer bloquait chacun de ces sentiments, les remplaçait par l'envie de luxure...

-Et oui, je contrôle tes désirs, ma belle... Pour ce soir, tu m'appartiens toute entière...
Et si tu désires savoir de qui te venger, mon nom est Ilyana.


Sur ces mots, elle plongea sur les lèvres d'Ardath. La jeune femme se laissait caresser, la regardait enlever ses vêtements, passer sa langue honteuse sur ses seins, son nombril, son sexe...
Elle aurait voulu ne plus bouger, faire comme si de rien était, comme en cette nuit de sa maudite douzième année... Mais telle une drogue, l'odeur d'Ilyana l'enivrait; telle un aphrodisiaque des plus puissant, sa présence l'excitait et la faisait gémir comme une jeune vierge...



Les jeux sadiques d'Ilyana lui avaient donné du plaisir comme jamais. Son désir brûlant était retombé à présent, mais être entre les mains de cette femme ne lui faisait plus honte, ne l'horripilait plus comme il avait été le cas...
Car elle se sentait bien, comblée. La vampire millénaire l'avait pénétrée maintes fois, elle l'avait fait jouir un nombre incalculable de fois. Sans savoir combien de temps elles avaient passé à faire l'amour sur le sol qui ne semblait plus si froid, le temps avait filé sans demander son reste.

Le jour était levé, et elles s'étaient réfugiées à l'ombre des immenses conifères.

-Ardath, regarde moi dans les yeux. Me hais-tu toujours?


La principale intéressée détourna la tête, rougissant. Elle avait encore quelques difficultés à lui parler comme si rien ne s'était jamais passé.

-Réponds-moi, tu veux? J'ai tant de choses à t'apprendre. Ton pouvoir est chancelant, parfaitement inutile, une mèche de bougie face à l'ouragan. Tu es encore sous mon emprise, voilà pourquoi tu restes si docile. Si je la relâche, tu tomberas immédiatement sous le joug de la folie, comprends-tu?
Je ne penses pas que tu réalise l'étendue de la puissance qui dors en toi. Tu auras encore un bien long chemin à parcourir avant de savoir t'en servir, alors je tenterais de t'apprendre à le maîtriser.
Prends ça comme un remboursement de ma dette, une excuse lancée dans le vent en espérant un pardon inconcevable... Non pas que j'aie des remords, détrompes-toi, ma belle. Juste mon instinct de vampire presque aussi vieille que la civilisation elle-même...


Ardath hocha la tête timidement, en signe d'approbation. Elle ne s'était jamais vue si calme et obéissante...

 




-Bien, ma belle. Je vais relâcher mon emprise, petit à petit. Tente de te
contrôler, veux-tu? Je doute que tu y arrives du premier coup, bien que
tu sois une jeune fille plutôt douée...
Le choc causé par ma présence devrait être sans précédent, et ce n'est pas en le retenant qu'il se sera calmé, bien au contraire. Tu es prête?
Agenouille toi près de moi. Je serais la pour te restreindre en cas de crise.


Ardath sentit un voile métaphysique se lever, et la douleur morale intense emplir ses veines, ses nerfs, la moindre cellule. Elle se crispa, ferma les yeux et se replia sur elle même, mécaniquement. Elle commença a convulser légèrement, tentant de surmonter la crise de folie qui forçait le contrôle de son âme.
Très vite, les secousses de son pauvre corps se firent de plus en plus insupportable, elle était proche de sa limite...

Je ne dois pas... Je...


Une main se posa sur son épaule.

-Je suis fière de toi... Tu as bien progressé... C'est intéressant...
-Gnnnn... nn...

Les ténèbres prirent le dessus et s'abattirent violemment.

...

A nouveau, elle se réveilla au contact d'Ilyana.

-Haha, voilà que cette scène devient familière...

La jeune vampire ne réagit pas au moqueries de son aînée, puis grinça des dents: la douleur hantait tout son corps. Après vérification, il lui
apparut que ses bras étaient lacérés, couverts d'ecchymoses. Ses
vêtements étaient déchirés de part en part et des plaies ouvertes
laissaient apparaître des hémorragies ponctuelles.
Elle darda un regard plen de reproches sur sa camarade, ce qui la fit éclater de rire.

-Ha!
Ne crois pas que je t'aie encore martyrisé. Non ma douce, tu t'es fais
cela toute seule... Il est vrai que je n'ai pas vraiment cherché à
t'arrêter, après tout c'était à toi que revenait le travail...
Tu as vraiment progressé. Quoiqu'il en soit, tu n'aurais pas pu me tuer, mais inconsciemment, tu as canalisé toute ta démence et tes pulsions
morbides contre toi-même... C'était une brillante idée. Cependant, peu
utile en combat. Tu dois réveiller une part de ta conscience, pendant
ces transes. Il te faudra pour cela un contrôle mental digne de ce
nom... Dommage que tu aies tué ce vieux bonhomme au Japon, il aurait
fait un bon maître... Héhé...

-Comment tu...?

Ilyana lui adressa un clin d'oeil puis l'attrapa, pour la serrer contre sa poitrine.

-Et oui, je te surveillais... Tu devrais retourner au Japon. Pourquoi pas avec moi...


Ardath détourna le regard, son expression déçue en disant long sur ses pensées.

-Kaine, mmh? Oublie cet imbécile. Tu ne sais rien sur ce qu'il est vraiment.
-Tais-toi donc!

Elle fit mine de s'enfuir, mais sa camarade la retint puissamment contre son corps.

-Tss...
S'il te tient tant à cœur, je le retrouverais sans problème à notre
retour... Tu te sens tant lié à lui qu'en lisant tes émotions je
pourrais retrouver sa trace en un rien de temps. Mais je crains qu'il
ne te soit défavorable, pour ce qui est du contrôle mental... Je
n'aimerais pas qu'il abime encore mon beau jouet...


Elle embrassa la jeune femme sans lui demander son avis. Ardath se détendit,
préferant se laisser porter par ce monstre dévastateur aux airs
angéliques plutôt que de se vouer à une destruction certaine. De plus,
elle allait lui apprendre la force... Cette force qu'elle désirait,
elle plairait surement à son frère... Elle pourrait alors le tuer,
l'avoir pour l'éternité à ses côtés... A elle seule... Faire couler son
sang impur, le mêler au sien, lui faire l'amour jusqu'à plus soif...
Oui, il fallait qu'elle se plie au désirs d'Ilyana. Ce n'était pas le
temps qui lui manquait... Elle ferait le jouet parfait. Jusqu'au jour
ou elle la surpasserait...

-Je te suivrais, maître...

 

***