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Je vous sers ici un monopost que j'avais écrit pour vampire-rpg, forum maintenant plus ou moins décédé. Mes autres RP ayant été effacés par un abruti un gentil modérateur ayant décidé d'anihiler les posts un peu trop anciens, c'est le seul qu'il me reste sur Ardath la vampire dans ce background. J'aime bien cette perso, je la ferait peut-être revenir si l'envie m'en prend ^^. L'image est un vague croquis d'Ilyana que j'ai réalisé en 2009 ou début 2010, pendant un cours un peu trop ennuyeux. (Fallait s'occuper en médecine...)
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C'est assez long, le mise en place est peu-être un peu lourde et trop lente. En fait, le début est carrément chiant.Tant pis. Je l'ai trop travaillée, voulant rendre une ambiance tour à tour fraîche et oppressante... La suite, a partir de la deuxième partie, est venue plus naturellement, et perd son côté lourdingue. (Evidemment, pour la scène hentai... Perv' spotted.) Pour ceux qui ne suivent pas, -tout le monde sauf moi, en somme...- il s'agit de la seconde rencontre entre Ardath et celle qui lui infligea l'errance, Ilyana.... Elles ne se sont pas vues depuis l'incident à l'asile, lors de la transformation d'Ardath et vont avoir droit à de rafraîchissantes retrouvailles =D.
/!\ Warning ! Hentai scene! (ca reste plus que très soft, mais bon...) /!\
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Mon amour, la vie est d'un ennui... Même avec toi, mon âme, mon jouet, je ne sais m'amuser... Ce cœur froid m'horripile, ce corps souillé m'abhorre... Que faire, mon ego bien-aimé, que faire...
Ardath déambulait sous les grands saules pleureurs, sans but ni raison, comme à son habitude. Elle méprisait toute cette vie suintante de chaque particules du paysage, et pourtant un rien l'émerveillait. Voilà ce qu'elle était: un ramassis de paradoxes... Elle ne s'étonnait plus de ne savoir être heureuse. Pas après pas, elle s'enfonçait progressivement dans une mélasse de pensées égarées. Malsaines, violentes, morbides...
Son âme caressait les méandres de la folie, tentaculaire poison qui la dardait sans relâche, pas de répit, pas de repos... Une non-vie aveugle dans un corps souillé.
Ce déluge de douleur interne la ravissait: se retrouver face à elle-même, le grand amour de sa vie, son seul soutien... Elle même... Son gouffre infini, sa perte certaine et inéluctable... Une acide jouissance à jamais inégalée...
Longeant le sombre lac, elle laissait son esprit divaguer, sans contrôler la moindre de ses pensées. Dans ces moments de quasi-absence, elle se sentait bien. Entière.
Dans cet état, la crainte de se laisser aller à une nouvelle transe lui semblait ridicule et obsolète, un point sur l'horizon que l'on oublie rien qu'en détournant le regard, la toile d'un souvenir effacé sur un mur craquelé...
Dissipant son brouillard intérieur le temps de s'allumer une cigarette, elle pris conscience de la magie du tableau qui s'offrait à elle.
La lune baignait le lac et la cime des conifères alentours d'une lumière doucereuse, exacerbant les ombres et les reflets de l'eau. De ces contrastes noyés dans la clarté diaphane ressortaient une présence on ne peut plus forte, comme si une conscience se cachait à l'intérieur... Une alchimie de sentiments et d'images inexplicables.
Ardath, assise sur un rocher rencontré en chemin, était elle-même étonnée qu'un paysage nocturne puisse l'apaiser et la troubler à ce point. Elle, la poupée aux grands airs lassée de tout... L'atmosphère si calme et coulante la berçait, le seul son audible pour l'oreille humaine était celui de son souffle et le crépitement de sa cigarette.
Est-ce cela, la paix intérieure...?
Elle le savait mieux que quiconque: ces mots ne lui seraient jamais accordés. Sa condition l'en empêchait. Devenir un être de beauté et de paradoxe vous scellait à jamais hors de portée de la paix de l'âme... Cependant, ce silence l'apaisait, tel le bonheur qu'elle s'était promis, des éons auparavant... Une illusion soit éphémère, mais d'un agréable qu'elle n'avait que rarement ressenti...
Agréable et reposant... Le silence... Qui berce...
... Doucement...
Qui m'entoure...
Mauvais...
Oppressant...Angoissant... Malsain, sanglant, repoussant, honteux, écœurant, violent, fatal!
Que...?
Ardath ouvrit les yeux, la tête contre le sol, une légère douleur émanant de la commotion apparue sur son front. Elle venait de tomber de son perchoir de roc.
Qu'est ce que c'était... A l'instant?
La présence... La présence qu'elle pensait issue de l'atmosphère onirique... Elle était malfaisante, perverse et sadique!
Elle te veux du mal, mon amour, fuis, la voilà! Le monstre! C'est elle, la Sans-visage! Celle qui est en toi, en moi!
Tais-toi donc... Calme toi... Ce n'est rien... Mon imagination, un malaise, rien, m'entends-tu!
Prostrée sur le sol derrière le rocher, la vampire était comme paralysée, les larmes coulant d'elle même, une atroce douleur la déchirant de part en part sans qu'elle en connaisse la raison. Qu'était-ce donc...Que cette présence démoniaque? Elle donnait une impression familière... La... Les Ténèbres même... Qui l'enveloppaient continuellement... Elles la dévoraient, pauvre petite fille rongée par la souillure, incapable de lutter... Elles s'agitaient en son coeur, lui broyait l'âme en sa plus profonde forme...
Ne pouvant résister à la tornade qui la dévastait sans pitié, sans lui laisser de retranchement possible, la jeune femme se laissa tomber doucement dans l'inconscience... Elle n'eût point le temps de sentir le heurt contre le sol froid et hostile qu'elle était déjà dans un état de semi coma.
…
Ardath reprit progressivement conscience, comme miraculeusement apaisée. Après la violence de ce choc d’origine inconnue, elle se sentait planer, un salut inattendu. Si elle avait été humaine, elle se serait crue morte. Mais il en fallait bien plus pour mettre fin à ses jours...
Elle n'osait ouvrir les yeux. Sa tête reposait sur une surface douce, élastique... Son esprit était encore embrouillé et ses sens ne lui étaient pratiquement d'aucune utilité. Elle espérait ne pas avoir subi de dommages physiques, sans
pourtant avoir la force de tester l'état de ses membres et de son
corps.
Quelques instants plus tard, ou peut-être quelques heures, elle tenta un mouvement. Sa conscience du temps était considérablement altérée...
-Te voilà réveillée, ma douce... Ne bouge pas trop. Ton corps a réagi avant ton esprit et a prévenu le danger... N'espère pas ne pas avoir de séquelles. On ne joue pas avec sa conscience de la sorte sans conséquences, ma jolie...
Cette voix... Cette maudite voix... Pourquoi...
Ardath ne paniquait pourtant pas. Elle se sentait bien, étrangement bien...
Elle avait fini par reconnaître l'horrible présence, malgré ses précautions pour cacher cette douloureuse vérité à son cœur...
-Ne t'en fais pas, j'ai légèrement modifié tes perceptions... Je ne voulais pas que tu meures de ta folie à mon approche... Tu devrais m'être reconnaissante, mon enfant!
Les mains de la jeune vampire explorèrent l'endroit ou elle gisait. Sa tête reposaient sur un pantalon de cuir. Les cuisses de sa compagne détestée étaient confortables...
Elle ouvrit les yeux sur un visage magnifique, encore plus attirant que ses propres traits impurs.
Malgré l'impression d'éternité et de force qui se dégageaient de la femme, les stigmates du temps n'avaient eu aucun effet sur sa beauté inhumaine.
-Te voilà presque pleinement réveillée... Je suppose que tu ne m'as jamais oubliée, Ardath. Ne penses même pas à tenter de me tuer, tu es bien trop faible et tu en es consciente.
-...
-Je sens une haine particulière dans ton regard, ma belle. M'en veux-tu donc pour t'avoir ouvert la porte du monde des ténèbres? Toutes ces magnificences, le luxe de la longévité, le pouvoir...
La vampire ne pouvais répondre. Ses yeux étaient plongés dans ceux de son aînée. Son envie de la réduire en bouillie s'était soudainement muée en chaleur... Intense, elle sentait son corps brûler en tout point. Elle voulait être désirée, elle voulait...
-Mais que...!
-Ne prend pas cet air étonné. Peut-être le sais tu déjà, mais je possède les même pouvoirs que toi. A bien plus haut niveau, cela va de soi...
Tu as bien grandi. Tu es es encore plus attirante qu'à l'époque de notre rencontre devant cet asile, le sais tu?
J'ai des choses à t'apprendre, cependant... J'aimerais jouer avec toi avant tout...
La femme afficha un sourire sadique, battant de loin celui d'Ardath...
Elle continuait d'être en feu contre sa volonté, de désirer cette personne qu'elle voulait détruire plus que quiconque au monde. Elle gémissait et tremblait, pour le plus grand plaisir de sa compagne... Elle voulait se sentir humiliée, hurler, souffrir de cet affront, mais une force qu'elle ne pouvait contrer bloquait chacun de ces sentiments, les remplaçait par l'envie de luxure...
-Et oui, je contrôle tes désirs, ma belle... Pour ce soir, tu m'appartiens toute entière...
Et si tu désires savoir de qui te venger, mon nom est Ilyana.
Sur ces mots, elle plongea sur les lèvres d'Ardath. La jeune femme se laissait caresser, la regardait enlever ses vêtements, passer sa langue honteuse sur ses seins, son nombril, son sexe...
Elle aurait voulu ne plus bouger, faire comme si de rien était, comme en cette nuit de sa maudite douzième année... Mais telle une drogue, l'odeur d'Ilyana l'enivrait; telle un aphrodisiaque des plus puissant, sa présence l'excitait et la faisait gémir comme une jeune vierge...
Les jeux sadiques d'Ilyana lui avaient donné du plaisir comme jamais. Son désir brûlant était retombé à présent, mais être entre les mains de cette femme ne lui faisait plus honte, ne l'horripilait plus comme il avait été le cas...
Car elle se sentait bien, comblée. La vampire millénaire l'avait pénétrée maintes fois, elle l'avait fait jouir un nombre incalculable de fois. Sans savoir combien de temps elles avaient passé à faire l'amour sur le sol qui ne semblait plus si froid, le temps avait filé sans demander son reste.
Le jour était levé, et elles s'étaient réfugiées à l'ombre des immenses conifères.
-Ardath, regarde moi dans les yeux. Me hais-tu toujours?
La principale intéressée détourna la tête, rougissant. Elle avait encore quelques difficultés à lui parler comme si rien ne s'était jamais passé.
-Réponds-moi, tu veux? J'ai tant de choses à t'apprendre. Ton pouvoir est chancelant, parfaitement inutile, une mèche de bougie face à l'ouragan. Tu es encore sous mon emprise, voilà pourquoi tu restes si docile. Si je la relâche, tu tomberas immédiatement sous le joug de la folie, comprends-tu?
Je ne penses pas que tu réalise l'étendue de la puissance qui dors en toi. Tu auras encore un bien long chemin à parcourir avant de savoir t'en servir, alors je tenterais de t'apprendre à le maîtriser.
Prends ça comme un remboursement de ma dette, une excuse lancée dans le vent en espérant un pardon inconcevable... Non pas que j'aie des remords, détrompes-toi, ma belle. Juste mon instinct de vampire presque aussi vieille que la civilisation elle-même...
Ardath hocha la tête timidement, en signe d'approbation. Elle ne s'était jamais vue si calme et obéissante...
-Bien, ma belle. Je vais relâcher mon emprise, petit à petit. Tente de te
contrôler, veux-tu? Je doute que tu y arrives du premier coup, bien que
tu sois une jeune fille plutôt douée...
Le choc causé par ma présence devrait être sans précédent, et ce n'est pas en le retenant qu'il se sera calmé, bien au contraire. Tu es prête?
Agenouille toi près de moi. Je serais la pour te restreindre en cas de crise.
Ardath sentit un voile métaphysique se lever, et la douleur morale intense emplir ses veines, ses nerfs, la moindre cellule. Elle se crispa, ferma les yeux et se replia sur elle même, mécaniquement. Elle commença a convulser légèrement, tentant de surmonter la crise de folie qui forçait le contrôle de son âme.
Très vite, les secousses de son pauvre corps se firent de plus en plus insupportable, elle était proche de sa limite...
Je ne dois pas... Je...
Une main se posa sur son épaule.
-Je suis fière de toi... Tu as bien progressé... C'est intéressant...
-Gnnnn... nn...
Les ténèbres prirent le dessus et s'abattirent violemment.
...
A nouveau, elle se réveilla au contact d'Ilyana.
-Haha, voilà que cette scène devient familière...
La jeune vampire ne réagit pas au moqueries de son aînée, puis grinça des dents: la douleur hantait tout son corps. Après vérification, il lui
apparut que ses bras étaient lacérés, couverts d'ecchymoses. Ses
vêtements étaient déchirés de part en part et des plaies ouvertes
laissaient apparaître des hémorragies ponctuelles.
Elle darda un regard plen de reproches sur sa camarade, ce qui la fit éclater de rire.
-Ha!
Ne crois pas que je t'aie encore martyrisé. Non ma douce, tu t'es fais
cela toute seule... Il est vrai que je n'ai pas vraiment cherché à
t'arrêter, après tout c'était à toi que revenait le travail...
Tu as vraiment progressé. Quoiqu'il en soit, tu n'aurais pas pu me tuer, mais inconsciemment, tu as canalisé toute ta démence et tes pulsions
morbides contre toi-même... C'était une brillante idée. Cependant, peu
utile en combat. Tu dois réveiller une part de ta conscience, pendant
ces transes. Il te faudra pour cela un contrôle mental digne de ce
nom... Dommage que tu aies tué ce vieux bonhomme au Japon, il aurait
fait un bon maître... Héhé...
-Comment tu...?
Ilyana lui adressa un clin d'oeil puis l'attrapa, pour la serrer contre sa poitrine.
-Et oui, je te surveillais... Tu devrais retourner au Japon. Pourquoi pas avec moi...
Ardath détourna le regard, son expression déçue en disant long sur ses pensées.
-Kaine, mmh? Oublie cet imbécile. Tu ne sais rien sur ce qu'il est vraiment.
-Tais-toi donc!
Elle fit mine de s'enfuir, mais sa camarade la retint puissamment contre son corps.
-Tss...
S'il te tient tant à cœur, je le retrouverais sans problème à notre
retour... Tu te sens tant lié à lui qu'en lisant tes émotions je
pourrais retrouver sa trace en un rien de temps. Mais je crains qu'il
ne te soit défavorable, pour ce qui est du contrôle mental... Je
n'aimerais pas qu'il abime encore mon beau jouet...
Elle embrassa la jeune femme sans lui demander son avis. Ardath se détendit,
préferant se laisser porter par ce monstre dévastateur aux airs
angéliques plutôt que de se vouer à une destruction certaine. De plus,
elle allait lui apprendre la force... Cette force qu'elle désirait,
elle plairait surement à son frère... Elle pourrait alors le tuer,
l'avoir pour l'éternité à ses côtés... A elle seule... Faire couler son
sang impur, le mêler au sien, lui faire l'amour jusqu'à plus soif...
Oui, il fallait qu'elle se plie au désirs d'Ilyana. Ce n'était pas le
temps qui lui manquait... Elle ferait le jouet parfait. Jusqu'au jour
ou elle la surpasserait...
-Je te suivrais, maître...
***